Assemblée Générale

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l’Association Environnement Vallée du Noireau

 vous invite  à participer à  son Assemblée Générale

qui aura lieu

Mardi 14 février 2017

à 20H30

dans la salle de la Mairie de Berjou

 

Seront évoqués les problèmes liés à la disparition des haies et des arbres dans le bocage, la pollution de l’air et de l’eau par les pesticides et les nitrates, le remplacement des prairies par des cultures intensives, les risques pour l’alimentation en eau potable.

 

 

 

 

 

La saga des néonicotinoïdes

Depuis février 2015 se déroule une partie de ping-pong entre le Sénat et l’Assemblée nationale : On pourrait en sourire s’il ne s’agissait pas de statuer sur l’interdiction des néonicotinoïdes, une famille de pesticides reconnus nocifs pour les abeilles, les insectes pollinisateurs et, plus généralement, pour l’environnement et la santé.

Retrouvez les étapes de cet échange de balles dans le dernier numéro de notre journal : l’AEVN info N°35

Vous y trouverez aussi le bilan des activités de l’Association et les actions engagées en 2016

la saga du Roundup

On sait que le glyphosate, principe actif déclaré du Roundup, est un produit qui peut entraîner des lésions oculaires, qui est toxique pour les organismes aquatiques, qu’il est considéré comme cancérigène et mutagène ayant des effets sur la reproduction humaine et animale.

On sait aussi que pour obtenir l’autorisation de mise sur le marché, une Directive européenne de 1991 (que la France a mis 13 ans à transposer en droit français) impose au fabricant de prouver que son produit n’est ni toxique, ni nocif pour l’environnement. C’est le ministre de l’Agriculture qui autorise ou non.

Qui dit Roundup dit Monsanto et ce dernier a demandé la commercialisation de 3 nouveaux Roundup avec pour constituants le glyphosate. Dans le même temps et contrairement à des analyses officielles, Monsanto brandissait une étude de l’AFSSA qui concluait à l’innocuité du Roundup.

Ca faisait beaucoup et un agriculteur bio, le Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures (MDRGF), l’avocat parisien Bernard Fau (qui a déjà obtenu le retrait du Gaucho et du Régent) ont été pris d’un doute. Il se trouve que Monsanto a complètement oublié de déclarer que son Roundup contenait du POEA (polyoxyéthylène amine) un adjuvant qui augmente la pénétration du pesticide dans les cellules de la plante et que c’est un laboratoire agréé sollicité par le MDRGF qui l’a découvert dans le « Roundup express ». Cet adjuvant augmente la toxicité comme le dit la ministre de la santé.

Bernard Fau a saisi le Conseil d’Etat et demandé au ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire d’annuler les autorisations de mise sur le marché.

Le ministre a affirmé : « aucune des préparations ne contient de POEA » alors que Monsanto lui-même reconnaît que certains Roundup en contiennent mais sans préciser lesquels. Il y a au moins le Roundup express analysé à la demande du MDRGF. Le ministre sait bien qu’aucun cancéreux pourra plaider la responsabilité du produit, donc il est cool…et les intérêts de Monsanto sont saufs, c’est l’essentiel !